--> CONFESSIONS D’UN TUEUR <br/>ET LE VENT ME TRAVERSA
17 nov 2018
CONFESSIONS D’UN TUEUR
ET LE VENT ME TRAVERSA

VIENT DE PARAITRE
Qui est vraiment Claudio Di Blasio ? Un redoutable tueur ? Un mythomane ? Une victime des services secrets italiens ? Dans son journal, tout semble désespérant, absurde : impossible de distinguer le vrai du faux... Ses souvenirs nous plongent au cœur de l’histoire secrète de l’Italie des trente dernières années. Di Blasio a laissé derrière lui ses terribles carnets, pris d’une crise subite de remords… Désirait-il révéler sa véritable identité à Lucia, sa confidente ? Aux lecteurs de ses carnets ? Di Blasio est un personnage fascinant, tout à la fois cynique et touchant de naïveté quand il nous parle de la raison d’État qui lui permet de justifier ses meurtres.

Découvrir un extrait
Je suis connu sous le nom de Claudio Di Blasio depuis maintenant presque vingt ans et je n’ai plus souvenir de mon véritable patronyme. Parfois je me rappelle avoir été appelé Carlo par quelques personnes, mais il y a très longtemps. C’était une autre vie, je partais dans des pays avec des documents d’identité portant ce prénom pour tuer des gens dont on me disait que leur disparition était indispensable à la survie de nos démocraties. J’avoue y avoir pris du plaisir. Vous ne pouvez pas savoir combien est grisant et excitant de disposer de la vie des autres et de se persuader de n’avoir aucun compte à rendre, même à sa conscience.
Ma vocation de tueur est devenue une évidence, alors que j’étais étudiant. J’étais chez le coiffeur, attendant le shampoing. Un magazine trainait sur la tablette et en le feuilletant je suis tombé sur une interview d’une auteure française de bande dessinée que je ne connaissais pas à l’occasion de la publication en italien de sa bande dessinée Agrippine. L’auteure, qui avait un nom bizarre, Bretécher je crois, répondait à une question stupide : « Qu’auriez-vous fait si vous n’aviez pas dessiné ? Sa réponse, lumineuse, fut pour moi une révélation : quelque chose de solitaire qui demande de la concentration et évite de penser ; tueur à gages peut-être… » .
....
Ce qui me paraissait évident était de commencer très vite une sorte d’apprentissage.
J’avais confiance dans mon étoile et dans mes capacités à apprendre en autodidacte le b à ba de mon métier.
Je me suis astreint à tuer une personne par mois. J’ai éliminé la première en enlevant une plaque d’égout dans une petite rue à deux pas de chez moi. J’avais découpé dans du papier noir un cercle de la taille d’une bouche d’égout que j’avais collé à la place de la vraie plaque que j’avais ôtée en pleine nuit sans me faire remarquer.
Je l’avais posée contre un arbre. À 6 heures du matin un pauvre type qui allait acheter des croissants à la boulangerie tomba dans le trou et mourut la tête fracassée contre le dernier barreau de l’échelle métallique qui permettait de descendre dans le conduit.
Le second fut tué par un carreau d’arbalète. Je m’étais planqué vers 13 heures dans un bosquet du parc Borghèse, près du Laghetto. J’ai attendu qu’un promeneur solitaire arrive et j’ai tiré mon carreau dans sa nuque. Il s’est affaissé. Je suis sorti du bosquet pour aller vers la sortie nord, là où se trouve le zoo pour me mêler à la foule. Mon arbalète était un petit modèle que je pouvais facilement dissimuler. J’ai quitté le parc sans que personne ne se rende compte de rien. Le promeneur a été retrouvé plus d’un quart d’heure après sa mort. J’étais déjà loin. Le gardien du secteur du Laghetto, un aviné, emploi réservé de la Ville de Rome, qui aurait pu être un figurant d’Affreux sale et méchants de Scola ne s’était rendu compte de rien. La police ne put rien en tirer. Le carreau très court avait totalement pénétré dans le crâne et les pompiers qui avaient ramassé le cadavre ne s’étaient pas rendu compte de la nature de la blessure. Il avait fallu l’autopsie à l’institut médico-légal pour découvrir la véritable cause du décès.
Il y eut un article dans la Repubblica du genre, meurtre mystérieux dans le parc Borghèse. Le hasard ayant fait que le mort était un employé consulaire de l’ambassade d’Arabie Saoudite, l’affaire fut mise sur le compte des services spéciaux iraniens puis israéliens. Moins de quinze jours après, plus aucun journal ne parlait de l’affaire et les services de police avaient autre chose à faire que de s’épuiser à rechercher un meurtrier qu’ils pensaient déjà loin.
Cela m’ouvrit de nouvelles perspectives.......

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